Carte d'Identite de Fidji

Publié le par anouk

Fidji

 

 

Géographie de Fidji :

 

 

L’archipel des îles Fidji est formé de 800 îles, îlots et atolls, dont seulement une centaine sont habités. Les deux îles principales sont Viti Levu  et Vanua Levu . Elles représentent, à elles seules plus de la moitié de la superficie totale du pays (18 376 km²). Les autres îles principale sont Taveuni, Kandavu, Ovalau (ou nous sommes en ce moment), Ngau, Koro et Rotuma.

La langue officielle est l’anglais. Le fidjien (langue malayo-polynésienne) et l’hindi sont couramment pratiqués

 

La population de Fidji :

 

La population à Fidji est de 880 874 habitants

Parmi les habitants il y a à peu prés:

49% de Fidjiens (d’origine mélanésienne)

46% d’Indo-fidjiens (d’origine indienne)

 

53% de chrétiens

38% d’hindous.

La langue officielle est l’anglais. Le fidjien (langue malayo-polynésienne) et l’hindi sont couramment pratiqués.

 

L’histoire de Fidji :

 

 

On pense que Fidji a été habitée dès 1500 Avant JC par les Lapitas, peuple venu de Vanuatu et des Iles Salomon. Les Lapitas n’appelaient pas leur île Fidji, mais Viti. Fidji est le nom qui a été donné à Viti après l’arrivée des Européens. Les habitants de Viti, les Vitiens, étaient des pêcheurs et leurs villages se trouvaient le long des côtes. Quand la population a augmenté, il y a environ 2500 ans, des villages se sont installés dans les montagnes et il y a eu le début de l’agriculture. Ceci a amené les différents villages à guerroyer de plus en plus souvent.

Il y a environ 1000 ans, des habitants des îles Samoa et Tonga ont envahi l’est de l’archipel, ce qui a provoqué encore plus de guerres. Les villageois se réfugiaient alors dans des places fortes, les korowaiwais.

Les communautés vitiennes étaient complètement autosuffisantes organisées en groupes familiaux étendus, avec un chef de village héréditaire, le turaga-ni-koro. Le rôle du chef était de parler et de résoudre les problèmes. Les hommes travaillaient aux champs tandis que les femmes pêchaient, cuisinaient et fabriquaient des objets artisanaux. Les villages étaient regroupés sous l’autorité d’un grand chef. L’immense pouvoir d’un chef sur sa communauté était renforcé par la croyance qu’il était « tabu » ou sacré et que son « mana », pouvoir spirituel, lui venait d’une relation spéciale avec les Dieux ancestraux. Beaucoup de ces croyances continuent d’exister dans les villages d’indigènes fidjiens aujourd’hui.

 

L’arrivée des Européens :

Découvertes par le navigateur hollandais Abel Janszoon Tasman en 1643, les îles Fidji sont d’abord explorées par les navigateurs britanniques James Cook en 1774 et William Bligh en 1789, puis par le Français Jules Dumont d’Urville en 1827. L’exploration complète des îles est menée par une expédition américaine en 1840. Les Britanniques annexent juridiquement les îles Fidji en 1874 et en font une colonie de la Couronne. De 1879 à 1916, se développe un important courant d’immigration de travailleurs indiens venus travailler dans les champs de canne à sucre,car les indigènes Fidjiens (les mélanésiens) ne voulaient pas quitter leurs terres pour venir travailler dans les plantations. A la fin de leur contrat de travail et malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils vivaient, la plupart des Indiens sont restés à Fidji, ce qui explique le grand nombre d’Indo-fidjiens dans la population de Fidji.

 

Les Fidji deviennent un État indépendant, membre du Commonwealth, le 10 octobre 1970

 

Jusqu’en 1987, le pouvoir reste aux mains des indigènes Fidjiens. En 1987, après un  coup d’État militaire, le pays devient une république (démocratie parlementaire) qui se retire du Commonwealth.

En 1994, Ratu Kamisese Mara est choisi comme président par le Grand Conseil des chefs qui rassemble les chefs de tribus des Fidji.

 

Depuis les années 1950, une violente rivalité oppose les populations d’origine mélanésienne à celles d’origine indienne. Après le coup d’État de 1987, beaucoup d’Indiens fuient le pays.

 

Ceci provoque une crise économique grave, car ce sont les Indiens qui tiennent majoritairement les commerces et font marcher l’économie du pays. Le Premier ministre, fait alors adopter une loi qui ne réserve plus que le seul poste de président de la République à un Fidjien de souche autochtone et assure une répartition ethnique rééquilibrée des sièges au Parlement. Cette nouvelle orientation permet ainsi aux îles Fidji de réintégrer le Commonwealth en octobre 1997.

 

 

En mai 1999, Mahendra Chaudhry est nommé Premier Ministre. Il est le premier Fidjien d’origine indienne à occuper cette fonction. Avec cette victoire, la communauté indienne obtient une position dominante au Parlement.

 

Cependant, un an plus tard, en mai 2000, le gouvernement est renversé par un coup d’État pour redonner aux Fidjiens de souche un rôle plus important.

 

En 2001, le SDL, parti fidjien, gagne les élections et il exclu les Indo-fidjiens du gouvernement bien qu’ils aient remporté des sièges. L’auteur du coup d’État, alors en prison, est élu député. Quelques mois plus tard, il est condamné à la prison à vie.

 

En 2006, de nouvelles élections élisent le même premier ministre, mais cette fois-ci, il décide d’accepter le parti travailliste dans son gouvernement. Les luttes raciales diminueront donc peut-être.

 

 

Publicité

Publié dans ILES DU PACIFIQUE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article