Carnet de Route Nouvelle Zélande
Pour commencer, voici une jolie légende maorie :
Les parents du monde, Rangi (l’homme et le ciel) et Papa (la femme et le monde) furent engendrés par Po.
Papa et Rangi firent à leur tour des enfants, les gardant enfermés dans l'ombre de leurs corps car ils étaient toujours enlacés tellement ils s’aimaient.
Les enfants en eurent assez d’être dans le noir et Tane, le plus important des enfants, fit pousser des arbres vers le ciel tandis que les autres enfants séparaient leurs parents enlacés à l'aide de grandes perches : alors la lumière illumina le monde. Selon les légendes maories, la pluie qui tombe du ciel et le brouillard qui surgit de la terre sont les larmes de tristesse versées par Rangi et Papa du fait de leur séparation.
Pendant notre voyage en Nouvelle Zélande, nous avons d’abord fait le tour de l’île du sud, puis pris un ferry pour aller dans l’île du Nord.
Dans l’île du sud, on a vu toutes sortes de paysages : la plage, les falaises, des prairies pleines de moutons à perte de vue, de hautes montagnes enneigées (et oui, c’est l’automne ici), des gorges avec des rivières bouillonnantes, des magnifiques chutes d’eau, des glaciers, des lacs et des fjords.
Comme animaux, on a vu des pingouins à yeux jaunes qui se dandinent, des phoques, des lions de mer, des dauphins et toutes sortes d’oiseaux. Le plus célèbre de tous ici s’appelle le kiwi, comme le fruit, et c’est un oiseau qui n’a pas d’ailes. Il n’en reste que très peu car comme il n’y avait que des oiseaux sur ces îles avant que les hommes n’y amènent des mammifères, beaucoup d’oiseaux ont perdu leurs ailes puisqu’ils n’avaient pas besoin de voler pour s’enfuir.
Le kiwi n’a donc pas d’ailes et c’est un oiseau nocturne. Nous avons aussi vu des kakas (arrêtez de rigoler !) qui sont des sortes de perroquets pas timides du tout. Ils sont capables d’ouvrir les fermetures éclair des sacs pour chiper de la nourriture et peuvent même voler le sandwich qu’on est sur le point de manger.
Dans l’île du nord, on a vu beaucoup de volcans, dont certains sont encore en activité, et des endroits où il y a une activité géothermique importante : geysers, sources chaudes, rivières bouillantes. On a vu des lacs qu’ont aurait cru coloriés avec de la peinture, des arbres gigantesques qu’on appelle des kauris, et on a même été sur une plage où il suffisait de creuser un grand trou dans le sable à marée basse pour qu’il se remplisse par en dessous d’eau de source très chaude. Ca nous faisait une petite piscine chaude où on attendait que la mer monte pour nous rafraîchir.
Ici, l’hiver approche, alors il commence à faire plus froid. On est content de partir dans quelques jours pour Fidji, à de vol d’ici, où on va retrouver un temps beaucoup plus agréable.