Carnet de route Indonesie

Publié le par anouk

Les quatre  îles que nous avons visitées jusqu’à présent sont très différentes :

 

A Java, nous n’avons été que dans des grandes villes : Jakarta, la capitale et Yogyakarta, la ville du Sultan. En Indonésie, il y a un président comme en France, mais dans chaque île il y a quand même un sultan ou un roi.

Les villes à Java sont grandes, polluées et il y a énormément de véhicules. Pas que des voitures comme en France, mais beaucoup, beaucoup de motos et de mobylettes qui font un bruit du tonnerre et toute sortes de véhicules étranges:

Les bajajs (prononcer badjadj), sortes de mobylettes toussotantes à trois roues avec une cabine derrière : ils s’utilisent comme des mini taxis mais on se prend tous les gaz d’échappement de la mobylette dans la figure.

Les becaks (prononcer béchak) qui sont des cyclopousses : un bonhomme sur un demi vélo pousse une sorte de carriole à deux roues dans laquelle on peut s’asseoir.

Les bémos : sorte de mini bus pétaradants dans lesquels on est plié en deux (les indonésiens ne sont pas très grands) et où on partage l’espace avec les poulets, les sacs de riz, le cochon, etc.

Il y a aussi les trucks : ce sont des camions avec une benne, dans laquelle il y a parfois des bancs en bois. Ceux-là vont très lentement.

A Java, la majorité des habitants est musulmane. Les femmes portent le foulard, les petites filles ne se baignent pas en maillot de bain mais avec une robe. Les jeunes filles, elles, ne se baignent pas en public.

Il y a des écoles laïques, comme en France et des écoles coraniques.

 

A Bali, nous avons loué une voiture. Ca a été difficile au début de s’habituer à conduire comme les indonésiens. D’abord, ils ne conduisent pas à droite, comme en France, mais à gauche de la route. Enfin, en fait, ils conduisent plutôt au milieu de la route et n’arrêtent pas de klaxonner pour qu’on leur laisse le passage. Quand on veut doubler quelqu’un, il faut d’abord klaxonner plusieurs fois pour que le véhicule de devant se range sur le côté. En plus, il y a toujours tout un tas d’animaux couchés au beau milieu de la route et qui ne se déplacent que si on klaxonne : des chiens, des chèvres, et même des vaches ou des buffles.

Ici, les habitants sont en majorité hindouistes : ils croient en plusieurs dieux qu’ils vénèrent dans de très beaux temples qu’ils entretiennent très bien. Tous les jours, et même plusieurs fois par jour, ils déposent  des offrandes faites de fleurs, fruits, encens dans des paniers tressés en feuilles de palmier qu’ils fabriquent eux même. Ils déposent ces offrandes devant les statues de tous les temples et devant les entrées de toutes les maisons. Il faut donc faire très attention quand on marche dans la rue de ne pas marcher sur les offrandes. Le soir, ils balayent tout ça et ils recommencent à tresser les paniers pour le lendemain. C’est vraiment un travail sans fin.

 

A Flores, les habitants sont presque tous catholiques. Chaque village a une grande église et tous les dimanches, elle se rempli de tous les habitants du village qui se sont habillés avec leurs plus beaux habits. La messe commence de très bonne heure, vers et demi. Flores est une île qui n’est faite que de montagnes et de volcans et il n’y a qu’une route qui la traverse. Mais elle tourne tellement et elle est en si mauvais état que pour faire 270 km, on a mis plus de en voiture !

Les habitants de Flores sont plus pauvres que dans les autres îles. Ils vivent principalement de l’agriculture et de l’élevage. Sur cette île, il y a encore des villages traditionnels Ngadas. Les Ngadas, bien que chrétiens, sont aussi animistes : ils honorent leurs ancêtres et sacrifient des buffles une fois par an pour que la récolte soit bonne.

La plupart des villages n’ont ni l’électricité ni l’eau courante. Ce sont les femmes et les enfants qui vont sans cesse chercher de l’eau à la rivière ou à la source quand il y en a une dans des seaux et des bidons qu’ils ramènent en équilibre sur leur tête.

 

A Lombok, les habitants sont en majorité musulmans, mais il y a aussi des hindouistes.

L’île a l’air plus riche car les maisons sont construites en dur et il y a même parfois des trottoirs !

 

En Indonésie, les écoles sont toutes payantes et c’est donc difficile pour les pauvres d’envoyer leurs enfants à l’école plus de quelques années. Les enfants portent tous un uniforme : jupe ou short bleus ou rouges, chemisette blanche et cravate. La plupart des écoles ne sont pas mixtes : il y a une école pour les garçons et une école pour les filles.

 L’école commence de très bonne heure : à , les enfants sont déjà en classe, mais à c’est terminé pour la journée. Après, les enfants travaillent : dans les villes ils aident leurs parents au magasin, dans les campagnes, ils travaillent au champs ou dans les rizières, vont chercher de l’eau à la rivière et s’occupent des plus petits.

 

Les habitants parlent tous le bahasa indonesia, la langue nationale, plus un dialecte propre à leur île : le javanais à Java, le balinais à Bali, etc.

 

Dans toutes les îles, la culture principale est le riz. Les femmes, les hommes et les enfants le récoltent à la mais c’est un travail très long et très fatigant car on est plié en deux toute la journée les pieds dans l’eau.

 

Nous avons vu plein d’animaux : des macaques, des geckos, des buffles d’eau, des grosses araignées, de magnifiques poissons et étoiles de mer et les fameux dragons de Komodo, qui ressemblent à des animaux préhistoriques et qui sont carnivores et font plus de 3 mètres de long. Mieux vaut ne pas les énerver car ils courent plus vite qu’un humain !

 

Dans ce pays, il n’y a que deux saisons : la saisons sèche et la saison des pluie (ou mousson). En ce moment, c’est la mousson, alors une fois par jour, il tombe des trombes d’eau pendant plusieurs heures. Mais il fait tout de même très chaud tout le temps et surtout très humide.

 

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Publié dans INDONESIE

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